Assez bien implantée dans les pays anglo-saxons, la gestion du cycle de vie des applications (ALM) et la valeur ajoutée qu’elle apporte sont encore mal connus des entreprises en France.
Une prise de conscience a commencé à émerger lorsque l’on a constaté les échecs récurrents des projets informatiques. Dès 1994, l’étude Chaos Report du Standish Group montrait que le pilotage des projets logiciels laissait à désirer et on enregistrait plus d’échecs que de succès :à peine 16 % des projets logiciels pouvaient être considérés comme réussis dans la mesure où ils étaient livrés dans les délais, sans dépassement de budget et répondant globalement aux exigences utilisateurs.
Le marché de l'ALM est donc un marché jeune, en pleine croissance. Aujourd’hui,l'enjeu est toujours le même et il devient de plus en plus incontournable:industrialiser les développements, c'est-à-dire de gérer le cycle de vie des applications. C’est tout l’objet de ce livre blanc. Attardons-nous sur cette notion et essayons de mieux la cerner.
« En 2008, selon une enquête internationale du Cabinet Forrester,près de la moitié des entreprises utilisent déjà des processus ALM et ont pris conscience de leur nécessité, et près de l’autre moitié n’a pas encore perçu l’enjeu qu’elle représente.
Les entreprises des pays anglo-saxons et d’Allemagne se situent principalement dans la première moitié, mais la France a un retard important sur le sujet: 26 % des entreprises ne sont même pas au courant de l'existence de cette technologie.
Pourtant, on note que la France est friande des nouvelles technologies (Ajax, Web 2.0…) et les utilisent rapidement, plus vite même que les Etats-Unis. Par contre les USA accordent plus d’importance à l’optimisation de leurs processus et aux outils y contribuant. »