Dans un monde de communication, dans un monde où chaque entreprise doit payer sa place sous les feux des projecteurs, où chaque parcelle de visibilité se monnaye chèrement, l'Open Source souffre d'un déficit de marketing. "Si ce produit est aussi bon que vous le dites, pourquoi ne l'ai-je pas vu au grand salon des solutions, le mois dernier ?"
Comme souvent, quand on parle d'Open Source, il faut distinguer les trois grandes typologies de produits et d'acteurs : fondations et communautés d'une part, éditeurs d'autre part.
Voyons d'abord, l'Open Source des grandes fondations, Linux, Apache, Eclipse, etc. Ces institutions sont à but non-lucratif, fonctionnent principalement par des dons en nature, soit de code source, soit de temps-homme. Elles gèrent de tous petits budgets, généralement consacrés aux plates-formes de développement. Elles n'ont clairement pas vocation, ni argent, pour acheter des encarts dans la presse IT.
Mais ces institutions jouissent d'une phénoménale renommée, d'une forte visibilité, et leurs sites bénéficient d'un référencement extraordinaire. De plus, le caractère non économique de leur fonctionnement, et le parrainage des plus grands acteurs du marché, leur donne une très forte crédibilité.